Dans l'appel rédigé pour l'occasion les délégués précisent : cette loi permet un désengagement financier de l'Etat au profit des entreprises et des intérêts privés. Pour la coordination les facs seront gérés comme des entreprises sur des bases de rentabilité : mise concurence des universités et des personnels, précarisation et dégradation des conditions de travail et des salaires, concentration des pouvoirs au sein des conseils d'administration et dans les mains du président de l'université. Ainsi la coordination se prononce pour l'abrogation inconditionnelle et immédiate de la LRU et pour :

  • "Pour un vrai droit à l'éducation et à la formation pour tous.
  • Pour la défense des statuts des personnels d'université, pour la titularisation des personnels précaires.
  • Contre la privatisation de l'université publique et la politique de pénurie budgétaire, pour le réengagement financier massif de l'Etat, pour l'augmentation des aides sociales étudiantes, pour la construction de logements sociaux à hauteur des besoins."

D'autre part, est dénoncé dans le texte le rouleau compresseur du gouvernement, auquel est opposée la convergence de tous les secteurs attaqués, qui seule pourra le faire céder.

Il s'en suit un appel à la grève et à des journées de mobilisation le 30 octobre, le 8 et le 20 novembre.

Le texte complet de l'appel de la coordination de Toulouse